Aide à la modélisation des dépôts de givre

(P. Personne)

Les nuages peuvent contenir des gouttelettes d’eau liquide à température négative (eau surfondue) jusqu’à environ -15°C. Les avions traversant ces nuages heurtent les gouttes. L’état instable de ces gouttes cesse aussitôt et l’eau se congèle sur les bords d’attaque de l’avion pour former des dépôts de givre. Le givre ainsi formé diminue les performances aérodynamiques de l’avion. De plus lorsque les dépôts se détachent ils peuvent occasionner des incidents.

Depuis quelques années, les dépôts de forme discontinue qui se forment sur les ailes en flèche sont étudiés en collaboration avec l’Office Nationale des Etudes Aérospatiales (ONERA).

Le LaMP a également une soufflerie de givrage installé au somment du Puy de Dôme.

 

L'implantation de cette  soufflerie ouverte fonctionnant en nuages naturels a été réalisée au sommet du Puy de Dôme. La vitesse d'aspiration atteint 120 m/s (430 km/h) avec un débit de 17 m3/s. Toutes les parties dessin et conception ont été réalisées à Montluçon au département GMP de l'IUT. La « remise des clefs » de cette soufflerie a été faite en 2010. Le problème est que les nuages sont constitués de gouttes d'eau qui restent liquide même à des températures de -30°C. Cet état de « surfusion » ne peut pas être reproduit en laboratoire et provoque le givrage des avions traversant ce type de nuage. Durant les mois d'hiver le sommet du Puy de Dôme est recouvert de nuages d'eau surfondue et cette soufflerie peut les « aspirer ».